2éme Semaine - Népal

Chame, Népal le 15/11/2015

 

En route... 

 

Dans la fraîcheur du petit matin, accroché au bastringue extérieur du microbus, le jeune rabatteur hèle avec enthousiasme  à une foule  bigarrée encore agar des songes de la nuit « Besisahar, Besisahar » destination finale du bus et point de départ de notre trek. Les trottoirs de la capitale népalaise sont encore sales et odorants, balayés par de petits tourbillons de poussière, soulevés par une légère brise venant du nord. Un dernier carrefour et encore deux passagers. A l’intérieur vingt-et-une personnes pour 14 places, sur le toit une pyramide de valises et de colis en tout genre accompagnent nos sacs à dos.

Six heures de route pour cent soixante kilomètres, de la musique plein les oreilles, quelques bagages semés en route au gré des virages et des nids de poule, un arrêt Dal Bath pour caller l’estomac et quelques stops pour ceux qui n’ont pas digéré… le voyage s’est bien passé !

L’astre solaire brille haut dans le ciel, le fond de l’air est moite et humide, il fait encore très chaud dans les basses vallées des contreforts himalayens. La crème solaire force 30 achetée dans une échoppe de Katmandou coule dans nos yeux irrités. Les corps ventilent, nous transpirons à grosses gouttes. La marche se fait difficile, mais nous tenons un bon rythme.

 

Au fil des jours, nous retrouvons avec bonheur de vieilles connaissances rencontrées sept mois plutôt. « Namaste, you are back ! I remember you ! Thank you to come back in Nepal ! » nous lancent les Didis à notre passage. Ici et là, nous partageons un thé aux épices ou nous arrêtons pour un délicieux repas. Avec les villageois nous passons en revue les derniers potins de la vallée,  s’enquérons de la météo dans les montagnes et de l’accessibilité du col. Rien n’a changé ou presque depuis notre dernier passage… La petite souris qui grattait au galeta semble avoir pris de l’embonpoint et beaucoup de vigueur, le pot de sauce chili déjà depuis longtemps périmé est passé au vert olive, la petite araignée Tipsie, qui avait pris ses quartiers sous le lit est devenue grosse et velue, le serpent « not dangerous » proche des toilettes à fait sa mue, les singes dans leurs bosquets de bambou ont inventés de nouveaux numéros, les asticots dans la confiture à la fraise 100% chimique made in China ont fondé une colonie, le chien lunatique n’est toujours pas redescendu sur terre, le toyet du village à trouver de nouveaux copains… tout va bien !

 

 

 

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